Cabinet vétérinaire
du Dr Riad Kazi Aoul

7 Avenue Porte Didot, 75014 Paris
Tel : 01.45.39.62.36
riadkaziaoul@yahoo.fr

Horaires d'ouverture

: du lundi au vendredi de 9h30 à 12h et de 14h à 19h30,

le samedi de 9h30 à 12h

Que faire devant un animal enragé
Accueil
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Les chats sont plus souvent infectés que les chiens par le virus de la rage depuis 1980. Les chats vivant dans la zone à risque élevé de rage du raton laveur présentent un danger pour la santé publique en raison de leur association étroite avec les ratons laveurs et les êtres humains. Bien des gens gardent leurs chats à l’intérieur pendant la journée pour les laisser sortir la nuit. C’est justement à ce moment-là qu’ils sont plus susceptibles d’entrer en contact avec des ratons laveurs qui, eux aussi, rôdent la nuit. Chats et ratons laveurs fréquentent souvent les mêmes secteurs.

Mais, même si vous ne laissez jamais sortir votre chat, il doit quand même être vacciné. Les chauves-souris, qui peuvent être porteuses de la rage, se réfugient dans les maisons, même au centre-ville, pouvant ainsi exposer les chats domestiques au virus.

Les animaux enragés montrent des signes de dépression et se réfugient dans des endroits sombres et tranquilles

Certains animaux peuvent manifester une grande excitation ou devenir agressifs. Ils peuvent attaquer de façon soudaine et imprévisible, et avec férocité. Ils peuvent se ronger et se mordre les pattes, et s’attaquer à des objets et à d’autres animaux. Des accès de comportement agressif provoqué par la rage alternent souvent avec des périodes de fatigue extrême et de dépression.

Si vous voyez un animal qui a un comportement bizarre,et que vous ne connaissez pas, vous devez le signaler à l’agence de contrôle des animaux de la municipalité, à la société de protection des animaux ou à la police.

Maladie


Incubation :
Elle dure en moyenne de 3 à 12 semaines,

Clinique :
A la phase d'état, on distingue deux formes cliniques : la rage furieuse ou spastique faite d'un tableau d'excitation psychomotrice majeure et la rage paralytique plus rare réalisant un syndrome paralytique ascendant.

L'évolution est constamment mortelle une fois les signes déclarés

Diagnostic :
Ces différents examens sont réalisés au CNR Rage à l'Institut Pasteur de Paris.

Traitement :
Pas de traitement curatif efficace de la rage déclarée.

Traitement après exposition : à appliquer le plus rapidement possible

Prévention vaccinale
Vaccin disponible, consultez le calendrier vaccinal 2010 sur le site web de l'INVS
Vaccins inactivés fabriqués soit sur cellules Vero (Vaccin rabique Pasteur), soit sur cellules d'embryon de poulet (vaccin Rabipur).

Vaccination "pré-exposition" : 3 injections en primo vaccination à J0, J7 et entre J21 et J28, une injection de rappel à 1 an, puis tous les 5 ans. Indiquée pour certaines populations exposées.

Sujet mordu, griffé, ou léché sur peau lésée ou sur muqueuse par un animal suspecté ou confirmé enragé (chauves-souris et suivants les pays chien, renard, chat, singe...).

Conduite à tenir immédiate
Lavage abondant par solutions savonneuses du site de contamination.
Désinfection par dérivés iodés ou chlorés.

Vérification de l'immunité antitétanique et discuter la mise sous antibiotiques.
Avis du centre antirabique le plus proche sur la nécessité d'un traitement "post-exposition".

Délai d'intervention le plus court possible.

Evaluation du risque
Source :
L'animal source doit faire l'objet d'une confirmation diagnostique par surveillance vétérinaire s'il est vivant et par le diagnostic biologique s'il est mort. Il est important de retenir que la salive d'un animal enragé peut être virulente une semaine avant l'apparition des premiers symptômes cliniques en ce qui concerne les chiens et les chats. C'est la raison pour laquelle la surveillance vétérinaire dure légalement 15 jours avec 3 visites (J:0, J:7 et J:14).

Type d'exposition :
- morsure par un animal enragé et à un moindre degré les griffures et le léchage de plaies pré-existantes ou des muqueuses ;

Sujet exposé :
Même si le sujet exposé est correctement immunisé préventivement, une évaluation du risque doit être réalisée car si il y a risque de contamination il doit faire l'objet d'injections vaccinales complémentaires (rappels sans sérothérapie).

Mesures prophylactiques
- Le traitement "post-exposition" relève des centres antirabiques agréés (liste des centres anti-rabiques :

Le traitement comporte toujours une vaccination (vaccinothérapie) comportant 5 injections (J0, J3, J7, J14, J30) ou 4 injections (J:0x2, J:7, J:21)

- Des immunoglobulines spécifiques (sérothérapie) d'origine humaine ou équine sont utilisées à J:0 (possible jusqu'à J:7), en cas de lésions sévères ou en cas de lésion même minime si contact avec une chauve-souris :

- Le sujet préalablement et correctement immunisé ne reçoit que deux injections de rappel à J:0 et J:3, la sérothérapie étant inutile quelle que soit la gravité de la contamination dans ce cas là.

Conseils
Pour l'entourage du sujet :
Il n'y a aucun risque et donc aucune mesure de prévention pour l'entourage d'un sujet contaminé et faisant l'objet d'un traitement de "post-exposition" bien conduit. En revanche, il faut rechercher si d'autres personnes ont eu un contact à risque avec l'animal suspect de rage


En cas de grossesse :

La grossesse ne contre-indique pas la mise en œuvre d'un traitement "post-exposition". Aucun effet secondaire concernant le fœtus n'a été rapporté dans ce cas.

Démarche médico-légale
Déclaration obligatoire : Oui, consultez le site de l'INVS