Ethnie MANDCHOUE

La Mandchourie est constituée de trois provinces :
le « Liaoning », le « Jilin », le « Heilongjiang ».

Ces trois provinces de Mandchourie, que l’on nomme « Dongbei » (Est-Nord), sont bordées par la steppe mongole à l'ouest et par la péninsule coréenne à l'est. De nos jours, le Dongbei compte plus de 100 millions d'habitants. La plupart de la population vit dans la province maritime du Liaoning. La région couvre 60 % des ressources forestières du pays. Les Mandchous sont l'une des ethnies ayant la population la plus importante, soit 9 846 800 de personnes; celles-ci vivent un peu partout en Chine mais principalement dans les provinces du Liaoning, du Jilin, du Heilongjiang, du Hebei, et dans la région autonome de la Mongolie intérieure et à Beijing.

Tout comme les Han, environ 80 % des Mandchous sont engagés dans l'agriculture. La cueillette du ginseng et des champignons sauvages constituent également une de leurs activités importantes. Ceux qui vivent dans les villes travaillent surtout dans les industries. Les Mandchous ont leur propre écriture et leur propre langage.

Les origines
Les tribus toungouzes, qui occupaient la Mandchourie depuis une époque très ancienne, s'unirent à la fin du XVIe siècle en une ligue «mantzu». Celle-ci devint bientôt un État puissant, doté d'une armée bien organisée. À la faveur d'une intervention en Chine, les Mandchous installèrent, en 1644, leur dynastie sur le trône impérial : Les Qing détrônèrent la dynastie Ming et devaient régner à Pékin jusqu'en 1911. Les flux d'immigration en Mandchourie étaient sévèrement contrôlés par le gouvernement mandchou de Pékin. Mais les autorités durent assouplir leur politique et renforcer les garnisons mandchoues de volontaires chinois face à la poussée vers l'est de la Russie.

Progressivement, la colonisation planifiée de certaines régions et la présence croissante d'immigrants chinois permirent de valoriser l'économie de la Mandchourie, allant jusqu'à lui donner une dimension internationale.

L'histoire contemporaine porte également la marque de cette ethnie: pendant la guerre de l'Opium, les guerriers mandchous ont défendu vaillamment la patrie; la rébellion des Boxers en 1900 fut principalement formée de paysans Han et Mandchous; la révolution de 1911 a été largement appuyé par la population mandchoue; la résistance anti-japonaise et la Libération de 1949 ont été activement appuyées par les Mandchous.

Les sciences et la littérature doivent aussi beaucoup aux Mandchous. Le Rêve dans le pavillon rouge est un classique du XVIIIe siècle, écrit par l'écrivain mandchou Cao Xueqin, qui occupe une place importante dans la littérature mondiale. Lao She, écrivain mondialement connu, entre autres, par son oeuvre La Maison de thé, est d'origine mandchoue et est le fondateur de l'Association nationale des écrivains et artistes.

Autrefois, les hommes de cette ethnie qui a plus de deux millénaires d’histoire, portaient généralement une unique natte sur l’arrière de la tête, l’avant du crâne étant rasé. Ce style de coiffure permettait de dégager le front, et donc la vue et aussi la natte, une fois enroulée, de servir d’oreiller pour reposer la tête. Il convenait ainsi particulièrement aux hommes de cette ethnie, grands cavaliers devant l’Eternel. Sous la dynastie des Qing (1644 - 1911), les hommes mandchous attachaient généralement une ficelle rouge et suspendaient des ornements finement sculptés en or, en argent ou en perles à l’extrémité de leur natte.