Ethnie TIBÈTAINE4,5 Millions d'Habitants

7eme Dalaï Lama :

Pratiquants Bouddhistes Tibetains
Potala de Lhasa

Le Tibet : Région autonome de l'Ouest de la Chine depuis l’antiquité. Au VIIeme siècle: le roi Srong-btsan-Sgam-Po donne à son royaume une organisation centralisée et fonde Lhassa. La « Stèle de l’Alliance Tang-Tubo », érigée il y a 1 200 ans, se dresse toujours sur l’esplanade du monastère de Jokhang, à Lhasa. Au VIII siècle : Les Tibetains font incursions en Chine et aggrandissent leur empire. Au milieu du 13e siècle, le gouvernement central de Chine fit du Tibet une province chinoise. Il procéda à un recensement de la population locale et établit par la suite 13 « communes de dix mille foyers » (wanhufu) ; par la suite, s’y est instauré un système uni de pouvoirs théocratiques. Depuis lors, le gouvernement central chinois a ses organes administratifs au Tibet, où il nomme ou décharge de leurs fonctions les fonctionnaires locaux et assure l’administration des affaires importantes. Les titres de Dalaï-Lama ainsi que les sceaux officiels représentant leurs pouvoirs sont conférés par le gouvernement central chinois. Le Dalaï-Lama actuellement en exil à l’étranger est né dans la province chinoise du Qinghai. Il a été désigné et intronisé avec l’approbation du gouvernement central de Chine. Bref, le gouvernement central chinois, tout au long des différentes époques, a exercé, d’une manière efficace, sa souveraineté sur le Tibet. L’Accord entre le Gouvernement populaire central et le Gouvernement local du Tibet sur la libération pacifique du Tibet, signé en 1951, témoigne donc de la continuité de l’histoire.

Jusqu’à la fin du 19e siècle, le mot « indépendance » n’existait pas dans le vocabulaire tibétain. Ce n’est qu’après l’invasion de Lhasa par le Royaume-Uni au début du 20e siècle que certains agresseurs au sein du gouvernement britannique en Inde ont commencé à clamer « l’indépendance du Tibet » et à fomenter des activités dans ce sens. La population tibétaine s’y est fermement opposée. Au moment où une guerre civile d’envergure s’est déclarée en Chine, le 13e Dalaï-Lama est demeuré fidèle à sa politique consistant à « ne pas trahir le gouvernement central au profit des étrangers ». Aucun pays du monde n’a reconnu la soi-disant « indépendance du Tibet ».

Pour atteindre le Tibet, il faut faire un long et pénible voyage. Mais il est encore plus difficile de pénétrer le caractère du peuple tibétain et ses croyances religieuses complexes. Le lamaïsme, ou bouddhisme tibétain, est plus qu'une religion. Il associe des éléments de lamythologie tibétaine et des règles bouddhiquesà d'anciens rites et coutumes. Cette combinaison engendre une foi et un mode de vie uniques en leur genre qui se manifestent de la naissance à la mort à travers, entre autres, les traitements médicaux, les rapports avec la nature et les rites de sépulture. L'influence du lamaïsme est visible dans la rue, où les gens ordinaires récitent leurs prières ou tournent les moulins à prières.

L 'histoire ancienne
Les historiens ne savent que peu de chose avec certitude sur l'histoire ancienne du Tibet. Certains spécialistes croient que les premiers Tibétains seraient issus de tribus nomades mongoles, qui parlaient une langue proche du birman. Ils se seraient établis il y a deux mille cinq cents ans dans les vallées fertiles du Sud. Au début du VIle siècle, un Tibétain du nom de Nam-ri Srong-btsan (570-619) unifia plusieurs tribus disséminées en un royaume qui, pendant deux cents ans, allait jouer un rôle important en Asie centrale. D'après la légende, il faisait remonter ses origines à une dynastie fondée 32 générations avant lui par un roi descendu des cieux.

Le fils de Nam-ri Srong-btsan, Srong-btsanSgam-po, qui régna de la mort de son père à 649, est une grande figure de l'histoire nationale. Il étendit l'autorité tibétaine jusqu'au Népal et au delà. C'est lui qui introduisit le bouddhisme dans le pays en remplacement de la religion locale, le Bôn, qui croyait en une royauté divine. Cette croyance survécut d'ailleurs dans le bouddhisme tibétain. Le Tibet fut un grand État pendant deux cents ans jusqu'à ce qu'il soit déchiré par des luttes intestines. La noblesse, toujours adepte du Bôn mais opposée à une forte monarchie, freina l'essor du bouddhisme. Le royaume tibétain se morcela en petites principautés hostiles les unes aux autres.
Au XIle siècle, le bouddhisme se réveilla à partir du Tibet occidental. Le clergé lamaïste fut doté de riches propriétés et, à la fin du siècle, les pères supérieurs des grandes lamaseries (monastères) occupaient un rang égal à celui des princes.

Les dalaï-lamas
Les Gelug-pa ou" Bonnets jaunes" triomphèrent des nombreuses autres sectes lamaïstes et donnèrent à leur chef spirituelle titre mongol de dalaï ( " grand" )-lama. Avec le soutien des Mongols, le cinquième dalaï-lama (1617-1682) défia la dynastie royale tibétaine hostile au lamaïsme et se proclama roi en 1642.

Pour la première fois, une seule personne cumulait les pouvoirs politique et spirituel. C'est également au cinquième dalaï-lama que l'on doit l'érection du célèbre palais de Potala dans la capitale Lhassa. Depuis longtemps, les Tibétains étaient menacés par leurs voisins chinois. En 1644, les Mandchous fondèrent la dynastie des Qing (1644-1911), . L'empereur mandchou, en vue d'afficher son autorité sur le Tibet, consacra officiellement en 1653 le Dalaï-Lama et en 1713 le Panchen Lama, confirmant ainsi leur statut tant religieux que politique au Tibet. Finalement,en 1720, sous la dynastie des Qing: la Chine fit du Tibet un protectorat chinois.

En 1912 : Les Tibetains, avec l'aide des Britaniques, chasse les chinois. En 1950: la Chine populaire occupe le Tibet. En 1959: le Dalaï Lama part en exil. En 1965: le Tibet est doté du statut de région autonome. La résistance tibetaine reste vive ( Jacquerie de 1970, emeutes depuis 1987 )
Après neuf années d'exil, le treizième Dalaï-Lama rentra en triomphateur et forma un gouvernement. Il lança de grandes réformes visant à renouveler la société traditionnelle. ( dâtes référencées dans Mr Larousse )

Bouddhistes de Lhasa
Visage Tibetain
L'occupation chinoise
Le résultat fut qu'en 1950, lorsque l'Armée de libération populaire chinoise marcha sur Lhassa, le monde resta silencieux. La Chine déclara que son but était d'aider les Tibétains à" retourner dans leur patrie chinoise » et de les libérer du" joug féodal..
Il y eut des milliers de morts parmi les Tibétains et pas un monastère ne résista à la guerre de destruction engagée contre la culture et la société traditionnelles tibétaines. En 1959, le Dalaï-Lama se réfugia en Inde. Les quelque six millions de Tibétains à l'intérieur et à l'extérieur du pays espéraient que le monde réagirait aux événements du Tibet et que, un jour, le Dalaï Lama retournerait dans sa patrie.
Aujourd'hui, le gouvernement chinois met l'accent sur le nombre d'hôpitaux, de centrales électriques, de routes et d'écoles qu'il a construits depuis 1951. Ce progrès matériel, rétorquent certains, signifie la perte de la culture tibétaine, unique en soi. Et ils affirment que ce sont surtout les Chinois Han qui se sont installés au Tibet après 1951 qui ont profité de ces programmes de développement. La fierté qu'éprouvent les Tibétains pour leur culture reste intacte. Dans les années 1980, la Chine fit des réformes et invita même le Dalaï-Lama à rentrer, sous certaines conditions. Mais les manifestations populaires de la fin de la décennie stoppèrent cette politique d' ouverture. Au début des années 1990, la Chine imposait des restrictions sur les voyages au Tibet. Une fois encore le voile du mystère recouvrait cette terre isolée.
Drapeau tibet Cliquez, svp
J'ai essayé de ne pas être trop orienté pour cette ethnie mais c'est bien difficile devant le martyr de ce peuple pacifique.