les Télougous (près de 55 millions),Le télougou appartient au groupe des langues dravidiennes. Il occupe par le nombre de ses locuteurs, la seconde place au sein des 14 langues nationales de l'Union indienne. Il est aujourd'hui langue officielle de l'Etat d'Andhra Pradesh dont la capitale Hyderabad se situe à la rencontre des influences linguistiques indo-aryennes et dravidiennes en Inde.
Le terroir des télougous, l’Andhra
Pradesh, semble avoir constitué l’un des habitats des premiers
hommes en Inde. Les découvertes archéologiques préhistoriques
sont nombreuses, et selon l’hypothèse la plus communément
avancée, font ainsi le lien avec les tribus dravidiennes actuelles
Le télougou semble la première langue dravidienne. Parlée
par près de 45 millions d'Indiens en Andhra Pradesh, elle est considérée
comme la plus poétique grâce à un discours très
musical. Son existence, connue par les inscriptions épigraphiques du
VIe siècle, est révélée par les textes sanscrits
du début de notre ère.
les Kanaras (plus de 25 millions), Langue officielle de l'État de Mysore, dans le Kamataka. Le canara est une des plus vieilles langues dravidiennes, à peine moins ancienne que le tamoul. Des inscriptions épigraphiques du IIe au Ve siècle de notre ère révèlent les plus anciennes formes du canara.
les Toulous (plus d'un million et demi), Répartis dans le Sud de l'Inde, et les îles Laquedives à l'Ouest du Sud de l'Inde. Pas de région bien déterminées.
les Malayâlams (30 millions) Base linguistique de l'État du Kerala, le malayâlam fut, au Xe siècle, un rejet du tamoul. Sa littérature ne commence pas avant le XIe siècle, et jusqu'au XVe demeura sous l'influence des poètes tamouls. Riche, elle célèbre par des chants élégiaques, parfois érotiques, les amours de Khrishna.
et enfin les Tamouls (50 millions).Une des grandes langues de communication et de culture, le tamoul est la langue la plus pure des quatre idiomes dravidiens. Aboutissement d'une longue civilisation, particulièrement riche, elle atteint le plus haut niveau culturel avant son contact avec le sanscrit au début de notre ère.
L'origine des Tamouls est ancienne. Leur histoire débute dans les riches plaines alluviales de l'extrémité Sud de l'Inde péninsulaire. Ils y érigèrent leurs premières cités, il y a environ trois milles ans.
Les mots utilisés par les premiers Tamouls montrent qu'ils avaient des " rois " qui vivaient dans des " maisons fortifiées " et régnaient sur de petits " districts ". Ils avaient des " lois " et des " coutumes ". Ils possédaient des "bateaux" et des " navires ", savaient construire des villes et pratiquer la médecine.
Les Tamouls ont dominé la mer très tôt. Ils ont fait le commerce avec Rome au temps de l'empereur Auguste. Ils envoyèrent des navires vers de nombreuses contrées des côtes de l'Océan Indien et expédièrent des commerçants, des érudits et leur art de vivre. L'île de Ceylan, séparée du sous-continent indien par moins de 30 miles d'eau n'était pas inconnue des Tamouls qui l'appelaient Eelam. Ils y ont établi deux royaumes, il y a plus de 2000 ans.
Les Moundas : sont surtout dans des
région difficiles d'accès, vivent dans les forêts, surtout
en Orissa, vers Madras et Nizam. Certaines Tribus vivent
encore à l'état sauvage
Le refoulement des Dravidiens au sud de la péninsule (à
part l'îlot des Brahouis) ;
le confinement des Moundas dans une petite zone du centre-est ;
conséquence du brassage des populations, de la dispersion et de la
scission, l'éclatement de l'ethnie indienne en sept ethnies : Cachmiriens,
Sindhis, Hindous, Goudjeratis, Mahrattes, Cinghalais,
Bengalis. Tel est encore aujourd'hui le peuplement actuel du sous-continent.
Dravidiens du Nord s'établirent dans les parties voisines des provinces d'Orissa, Madras, Nizam.
Les Dravidiens du Sud comptent cinq peuples de traits non négroïdes, mais à pigmentation souvent très foncée, de religion brahmanique, et dont les noms correspondent aux cinq langues dont ils font usage: Toulougou, Canara, Toulou, Malayâlam, Tamoul.

